Choisir.

Nous avons tous le pouvoir de choisir. Choisir notre prochain repas et notre programme du soir. Mais ce que nous ne pouvons pas choisir, ce sont les personnes qui nous choisissent dans leurs vies et que nous choisissons pour vivre. Nous rencontrons des gens brillants et formons des liens avec ces personnes mais une seule de nos rencontres deviendra notre compagnon de vie.

Nous sommes libre de choisir qui nous aimons et nous sommes libre de déterminer ce qui est bon pour notre personne.

Nous sommes tous un destin qui doit accorder ses convictions bien distinctes avec un autre destin et trouver dans chacune de nos deux vies des choses qui nous rapprocheront et nous feront nous aimer sans limites.

Cette personne nous donnera tout et fera de son meilleur pour que nous ne manquions jamais de rien en se battant pour notre foyer.

Cette personne choisira notre monde et le rendra meilleur, malgré les intempéries et les agressions extérieures.

Vous connaissez cette personne ? Cette personne qui vous fera pleurer parfois et rire aux éclats souvent mais qui se punira toutes les fois où ses sentiments maladroits vous ont fait peur.

Cette personne teinte ma vie de petites victoires et grands souvenirs. Cette personne est 1658 jours de matins et de soirs et je ne regrette pas de constamment la choisir pour vivre de nouvelles aventures parce que je ne voudrais personne de semblable pour poursuivre ma vie et poursuivre mon livre.

Pour toi K.

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Partir, mieux revenir.

Je vous ai complètement délaissé la semaine dernière et je souhaiterais m’excuser pour cela. Ma santé mentale est au plus bas – ma dépression a repris le dessus et je suis actuellement sous traitement suite à mon premier rendez-vous avec ma psychiatre – mais je me bats chaque jour pour ne pas me noyer. Mon traitement est assommant et décale complètement mon sommeil. Je me réveille plusieurs fois par heures, par nuits. Je ne dors plus.

Nous avons des problèmes financiers qui me plombent considérablement le moral… Je devais percevoir des indemnités, suite à mon arrêt de travail et mes diverses prolongations. Mon employeur avait quarante-huit heures pour faire les démarches nécessaires me permettant de vivre, malgré mon arrêt maladie. Je ne perçois rien et je ne sais pas quand je recevrai de quoi vivre. Je suis dans une situation très compliquée : je ne sais pas quand je pourrais payer mon loyer, je ne sais pas quand je pourrais remplir mon frigidaire. Mon avenir est plein de doutes, de stress et de peurs.

Ce sont les raisons de mon absence de la semaine dernière et ce sont les raisons qui vont être la cause de mon absence pendant plusieurs semaines, à compter de cet article.

Je ne veux pas faire semblant.

Je vous souhaite le meilleur pour ces prochaines semaines à venir. Je vous promet que je reviendrais avec pleins de belles idées de billets à vous montrer et plus en forme que jamais. Je reste tout de même active et je répondrais avec plaisir à vos commentaires, parce que vous lire me met toujours énormément de baume au cœur. Je voudrais vous remercier pour tout les gentils commentaires que je reçois et vous remercier pour votre confiance car, jours après jours, nous sommes toujours un peu plus nombreux ici et cela me fait vraiment plaisir. Merci beaucoup à chacun de vous.

Love,

Maëva.

 

 

 

Cries du cœur.

Ce billet est vraiment très différent des autres mais j’ai vraiment besoin de poser des mots sur mes maux, de crier que ça ne va pas, de me délivrer de tout ce poids qui est sur mes épaules depuis quelques mois. Je suis au plus mal et écrire me permettra de soulager mes vieux démons.

Je n’en peux plus de continuer à endurer mes nuits de tracas. Ne plus trouver le sommeil. Ne plus faire de nuits complètes.

Je n’en peux plus de faire semblant. Poser un sourire sur mes joues. Répondre que tout va pour le mieux dans ma vie, pour qu’on ne cherche pas à gratter en profondeur.

Je n’en peux plus de partir travailler la boule au ventre et les larmes aux yeux. Faire comme si leurs remarques blessantes quotidiennes ne me faisais aucun mal et pleurer sur la route du retour.

Je n’en peux plus de faire vivre ce calvaire à la personne que j’estime le plus, que j’aime le plus et qui me soutient le plus. Lui faire subir, quotidiennement, tout mes changements d’humeurs.

Je n’en peux plus de me rendre malade pour mon travail. De tout lui avoir donné depuis des années, sans que l’on ne me donne jamais rien en retour, pas même un signe de reconnaissance, juste de la dépression et de la solitude.

Je n’en peux plus de concevoir tout cela sans broncher. Pour ne pas perdre mes revenues. De les laisser me détruire, encore, un peu plus. De devoir endurer ça tout les jours.

Je n’en peux plus de devoir me battre avec mes vieux démons. De devoir cohabiter avec cette maladie, de tout les jours me battre pour ne pas tomber complètement dedans. De tout les jours, faire de mon mieux, pour ne pas me noyer.

Personne ne mérite de vivre, d’endurer, de supporter, une maladie telle que la dépression. Personne ne mérite de ne pas se sentir à sa juste valeur. De se sentir seul, même entouré. Personne ne mérite de se faire rabaisser, de ne pas se sentir indispensable.

Personne ne devrait vous faire vivre cela.

Personne ne devrait s’octroyer le droit de vous faire perdre la confiance que vous avez en vous et en votre travail. Personne ne devrait détruire l’estime que vous avez de vous.

Je vais me battre, contre moi-même et mes démons.

Je vais me battre contre ces deux personnes qui sont la cause de mon mal-être actuel.

 

Je suis sûre que le blog me sera bénéfique et que je me retirerais de ce combat la tête haute avec, comme moteur, de nouvelles ambitions.

Merci pour votre écoute. Maëva.